Les cinq raisons pour lesquelles je n’aime pas Google+

C’est l’été, l’époque des sujets légers et des audiences réduites. Les vrais gens sont à la plage ou à la montagne, ils ont d’autres chats à fouetter que parler médias sociaux. Alors je profite de cette torpeur estivale pour un petit billet anodin pour livrer les cinq raisons pour lesquelles Google+ m’emmerde sérieusement.

  1. La première raison, et non des moindres, c’est que cela crée un espace de plus à traiter. Pour nous, agences spécialisées sur les médias sociaux, il fallait déjà gérer une masse gigantesque de contenus sur Facebook, Twitter, les blogs, etc. L’arrivée de Google+, c’est un peu comme l’irruption de la 5 et de TV6 il y a près de 25 ans: où trouver le temps pour gérer ces contenus supplémentaires ? Certains en sont réduits à abandonner un canal (Facebook principalement, mais aussi Twitter), d’autres se contraignent à publier sur tous les supports à la fois… Vraiment pas pratique.
  2. La seconde raison, c’est que pour l’instant, sur Google+, les gens parlent essentiellement… de Google+. La force de Twitter et de Facebook, c’est qu’on y cause de tout : de sexe, de nourriture, de télévision, de sport, de politique, d’international, d’échecs, de mathématiques. Vous n’imaginez pas la masse de sujets que je vois passer chaque jour. Cette diversité est une richesse que, pour l’instant, je ne vois pas apparaître sur Google+. Certes il faut laisser le temps au temps, mais voilà, cette richesse, elle ne provient pas de mes semblables – acteurs des médias sociaux en France – mais des madames Michu et de mes amis non professionnels du web…
  3. Et c’est la troisième raison, sur Google+, il n’y a que des professionnels du web. J’exagère un peu, mais pas tant que cela. Combien d’avocats sur G+ (avocats non spécialistes de l’Internet, j’entends) ? Combien de dentistes ? D’étudiants en fac d’allemand ? De chômeurs ? D’anciens collègues ? De copains de régiments ? Nada. Chaque sortie sur Google+ me rappelle … le travail.
  4. La quatrième raison, c’est la duplication des contenus. Vous n’imaginez pas la quantité de trucs qu’on voyait déjà en double sur Twitter et Facebook – je plaide coupable, sans aucun doute – et qu’on voit désormais en triple sur Google+ (parfois en quadruple et plus sur Viadeo et LinkedIn d’ailleurs…). La première des choses que mes amis des médias sociaux et du web ont demandée, c’est de pouvoir synchroniser leurs comptes! Moi qui croyais que Google n’aimait pas les « duplicate content« …
  5. La cinquième raison, c’est cette course insensée aux stats. De quoi parle-t-on depuis un mois ? Du seuil des 2 millions, puis des 10 millions, puis des 20 millions, et après ? On s’en tape un peu. La progression de Facebook était certes moins rapide, mais on ne passait pas notre vie à mesurer la taille du réseau pour dire : attention voilà le prochain géant. On constatait simplement que de plus en plus d’amis, de collègues, de proches, s’y trouvaient. Et cela suffisait.
Voilà, vous savez tout. Pour moi, Google+ est un outil génial – et je vais bientôt vous dire pourquoi – mais à chaque fois que j’y mets les pieds, j’en ressors avec une impression de vide absolu, bien plus forte qu’après un passage sur Facebook…
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Hervé Kabla

Président

Le monde se divise en 3, ceux qui savent compter et les autres.

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