Medias chauds, Medias froids

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Où peut-on encore ne serait-ce qu’évoquer le concept de Médias chauds, Medias froids au moment où les limites medias s’affranchissent de toute grille de lecture ou floutent les discours médias. Internet, Facebook, Twitter,  en vérité la question que pose Mc Luhan aujourd'hui serait où classerait-t-on tous les supports New Media ?

 

Marshall McLuhan

Herbert Marshall McLuhan, sociologue canadien, éducateur, philosophe, professeur de littérature anglaise est théoricien de la communication. Cela donne envie de lire le reste de l’article. Marshall McLuhan invente un concept que tout élève de l’univers médias ou futurs journalistes ingurgitent lors de ses premiers cours théoriques d’histoire des médias. Le concept Médias Chauds, Médias Froids est expliquée en long, en large et en travers dans le troisième opus de la bibliographie de McLuhan, Understanding Media (1964). L'idée, poussiéreuse et old age à mon goût, s’expose en termes suivants.

 

Comme on dit que la monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un revolver chargé et ceux qui creusent, les médias se distinguent en deux groupes. Chez Mac Luhan, les médias chauds rassemblent  la radio, le cinéma, la lecture, ainsi que la photographie. Un médium est chaud lorsqu’il prolonge un seul de nos  sens et lui donne une haute définition. En langage technique, la haute définition porte une grande quantité de données. Les médias chauds ne laissent donc à leur public que peu de blancs à remplir ou à compléter.

 

Au contraire des médias froids qui exigent une forte participation des spectateurs tels que la télévision, le séminaire, et la bande dessinée. Le téléphone est un médium froid, ou de faible définition, parce que l’oreille ne reçoit qu’une faible quantité d’information. La parole est un médium froid de faible définition parce que l’auditeur reçoit peu et doit beaucoup compléter.

 

«Ce qui nous préoccupe, raconte McLuhan dans  Understanding Media, ce sont les effets psychologiques et sociaux des modèles ou des produits en tant qu'accélérateurs ou amplificateurs des processus existants. […] 'le message, c'est le medium' parce que c'est le medium qui façonne le mode et détermine l'échelle de l'activité et des relations des hommes». Au cœur du message, l’auteur dicte l’exemple de la publicité : fait-elle vendre? Change-t-elle les comportements d’achat d’un groupe connu de consommateurs? 

Ce postulat de McLuhan détermine l’essence de son exposé sur le monde des médias qu’il faut comprendre. En fait, dans la théorie McLuhan les médias sont des extensions artificielles des facultés humaines naturelles, rien à voir avec une vraie réflexion ‘médiatique’.

 

Facebook et Twitter, second life (cf. Le Jour Où Facebook sera une second life)  et média Internet sont des extensions artificielles qu’on rangerait alors dans quelle catégorie pour rebondir sur la question initiale ? Médias froids apparemment puisque le spectateur que nous sommes, internautes, ‘doit beaucoup compléter’. Médias Chauds pour le Facebook ‘professionnel’ qui ne serait que l’extension de tous les services en haute définition. Rien n’est sûr, les théories fuseraient où alors  un nouveau concept se poserait en lumière d'une contre- vérité dans un bel emballage marketing. Social marketing is the new media…

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